Au Nova HR Summit 2026, Marta Marcheva revient sur le décalage entre les attentes des nouvelles générations et le temps nécessaire à la transmission des savoir-faire du luxe.
Les jeunes talents veulent contribuer rapidement. Les Maisons ont besoin de temps pour transmettre. Entre les deux, les managers doivent accompagner l’apprentissage tout en répondant aux exigences de performance.
Lors du Nova HR Summit, organisé le 15 octobre 2026 à l’Automobile Club de France, à Paris, Marta Marcheva, directrice exécutive de l’Institut Sup de Luxe, identifie dans ce rapport au temps le principal décalage. Les nouvelles générations recherchent un impact visible et des responsabilités rapides, tandis que la maîtrise des savoir-faire et la construction d’une expertise s’inscrivent dans la durée.
Pour Sup de Luxe, préparer les étudiants commence donc par une connaissance solide des codes, des valeurs et de la culture du secteur. Mais cette transmission doit aussi leur permettre de porter un regard personnel sur les transformations en cours. Économie circulaire, géopolitique et intelligence artificielle nourrissent ainsi leur formation, avec une double ambition : leur donner la légitimité pour entrer dans une Maison et le discernement pour contribuer à son évolution.
Face à l’automatisation, Marta Marcheva défend un socle essentiel : la capacité à apprendre, associée à l’esprit critique et à une véritable culture du luxe. À mesure que certaines tâches deviennent automatisables, le jugement, le goût et la qualité de la relation humaine prennent davantage d’importance.
Dans l’interview ci-dessous, Marta Marcheva explique comment former des talents capables de maîtriser les fondamentaux du luxe tout en préparant ses prochaines transformations.
Marta Marcheva, Institut Sup de Luxe